Comment le chanteur Zach Bryan s'attire les foudres du camp Trump et défend la Palestine sur scène
Né au Japon et ayant grandi dans l'Oklahoma, le chanteur-compositeur Zach Bryan est aujourd'hui une figure incontournable de la musique country américaine, tout en étant un vétéran de l'armée. Connu pour des succès comme « Something in the Orange », il redéfinit les contours d'un genre musical souvent associé aux conservateurs américains, s'imposant comme un contrepoids notable à l'Amérique Maga de Donald Trump.
L'artiste s'est récemment retrouvé au cœur de l'actualité en affichant ouvertement son soutien à la Palestine. Le week-end dernier, lors de son passage sur la scène du Gillette Stadium à Foxborough, dans le Massachusetts, il est apparu vêtu d'un tee-shirt portant l'inscription « Free Palestine ». Cette prise de position publique intervient dans un contexte tendu, marquant un défi direct adressé au patron du stade, alors même que Macklemore avait été écarté des lieux pour des motifs similaires.
Parallèlement à ses engagements internationaux, Zach Bryan irrite profondément l'administration Trump à travers ses choix artistiques. Il est devenu la cible des critiques du gouvernement américain en raison de la sortie d'une chanson abordant l'action de la police de l'immigration. Cette composition a notamment été qualifiée de « complètement irrespectueuse » par les partisans de l'ex-président.
Ces controverses successives illustrent à quel point la musique country est devenue un terrain hautement inflammable aux États-Unis, à l'image d'autres artistes comme Beyoncé qui avaient déjà bousculé les codes du genre. Entre ses messages géopolitiques marqués et ses brûlots contestataires contre les forces de l'ordre migratoire, Zach Bryan confirme son statut d'icône rebelle au sein d'une industrie musicale traditionnellement ancrée à droite.