A69 : le trajet aller-retour fixé à plus de 20 euros provoque la colère de ses propres soutiens
Les vidéos
Le chantier de l'A69, destiné à relier l'autoroute A68 à la rocade de Castres via une liaison à deux fois deux voies de 62 kilomètres entre Castres et Verfeil, franchit une nouvelle zone de turbulences à l'approche de son ouverture. Conçue pour doubler l'actuelle route nationale 126 sous forme de concession payante, cette nouvelle voie rapide suscite déjà une vive contestation environnementale depuis plusieurs années.
Alors que la mise en service de l'axe entre Toulouse et Castres est programmée pour le 6 novembre, c'est désormais la grille tarifaire qui déclenche une tempête politique. Le montant du péage a été fixé à 20,40 euros pour effectuer un aller-retour complet, un niveau particulièrement élevé pour un parcours d'une centaine de kilomètres qui choque jusqu'aux partisans historiques du projet autoroutier.
Cette tarification revue à la hausse découle notamment d'une décision juridique majeure. Le Conseil d'État a en effet annulé une subvention publique initialement prévue pour le chantier, ce qui a eu pour conséquence mécanique d'alourdir la note finale directement répercutée sur les futurs usagers de l'infrastructure.
Face à cette annonce, les réactions politiques se multiplient dans la région. Carole Delga, présidente de la région Occitanie et soutien du désenclavement du bassin castrais, s'est déclarée « abasourdie » par ce montant. L'élue régionale a formellement interpellé le ministre des Transports afin d'exiger des solutions pour réduire la facture des automobilistes.
Au-delà des élus locaux, les habitants et les opposants historiques dénoncent un équipement devenu inaccessible pour les déplacements du quotidien. Les défenseurs du tracé craignent désormais que ce coût prohibitif ne détourne une grande partie du trafic vers le réseau secondaire gratuit, vidant l'infrastructure d'une partie de sa vocation initiale.





