Politique & Société

Acte IV de la mobilisation lycéenne : les blocages continuent partout en France

Rédaction ZapmoLe Parisienil y a 2 min2 min
Vidéo Zapmo · photo Guallendra · CC0 (Wikimedia Commons)

C'est une nouvelle journée d'action qui s'ouvre ce jeudi 8 octobre avec l'« acte IV » d'un mouvement social d'ampleur. Depuis le démarrage des premières actions de contestation fin septembre, notamment structurées autour du lycée Saint-Exupéry de Créteil avant de s'étendre à l'Île-de-France puis à d'autres régions et même en Belgique, la colère ne faiblit pas chez les jeunes.

Ce jeudi matin, lycéens et étudiants remettent le couvert avec un mot d'ordre clair : « Le matin on bloque nos lycées et nos campus ». De Paris à Lyon en passant par Marseille, les blocages d'établissements et les cortèges se poursuivent pour dénoncer le manque de moyens alloués à l'éducation, comme le relèvent plusieurs syndicats mobilisés.

Face à cette fronde persistante, le gouvernement tente d'apporter des réponses. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu ce mercredi que « la colère des jeunes ne vient pas de nulle part ». À la veille de cette nouvelle journée de mobilisation, il a pris la parole pour annoncer « cinq chantiers » destinés à répondre aux demandes formulées par la jeunesse.

Le chef du gouvernement a également rappelé l'existence de la plateforme « Agora », accessible sur le site officiel du gouvernement, qui vise à donner la parole à tous les lycéens pour recueillir leurs propositions. Concernant la gestion du mouvement sur le terrain, Sébastien Lecornu a affirmé que « les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens », tout en promettant de « premières décisions » d'ici la fin du mois d'octobre.

Alors que cette journée du 8 octobre coïncide également avec d'autres mouvements sociaux touchant par exemple des crèches ou des salariés de TotalEnergies en région parisienne, la pression reste maximale sur l'exécutif. La suite de la mobilisation dépendra désormais des concrétisations promises par le gouvernement dans le cadre du dialogue ouvert avec les syndicats et les jeunes.

Source originale : Le Parisien↗