Blocus lycéens : le syndicat de police Alliance attaque l'État en justice
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Le syndicat de police Alliance Police Nationale a officialisé, mercredi, sa décision de porter plainte contre l'État. Cette action en justice intervient sur fond de mouvement lycéen marqué par des blocus et des tensions dans plusieurs établissements scolaires à travers le pays.
Au cœur de cette démarche judiciaire, le syndicat pointe du doigt la gestion des opérations de maintien de l'ordre par les autorités. Dans un tract diffusé à l'attention des fonctionnaires, les représentants syndicaux estiment que les consignes transmises par la hiérarchie policière manquent cruellement de clarté sur le terrain.
Les signataires du document dénoncent également des injonctions qu'ils qualifient de « contradictoires », placant selon eux les agents déployés lors de ces rassemblements dans des situations particulièrement exposées et délicates.
Par cette plainte pour « mise en danger de la vie d'autrui », Alliance entend ainsi interpeller directement sa tutelle et poser la question de la responsabilité des donneurs d'ordres face aux risques encourus par les forces de l'ordre lors de manifestations tendues.
Créé en 1995 et affilié à la CFE-CGC, le syndicat Alliance s'est imposé au fil des ans comme une organisation majeure du paysage syndical policier français, régulièrement au premier plan pour porter les revendications et les inquiétudes de la profession.
Cette action inédite sur le plan judiciaire ouvre un nouveau front dans le dialogue social et sécuritaire entre les représentants de la police nationale et l'exécutif, alors que les mouvements de contestation se poursuivent dans les lycées.





