Budget 2027 : le gouvernement évite le pire à l'Assemblée grâce au RN
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L'Assemblée nationale est l'institution française qui forme, avec le Sénat, le Parlement de la Cinquième République, dont elle est la chambre basse. Son rôle est de débattre, de proposer, d'amender, de voter les lois, de contrôler l'action du Gouvernement et d'évaluer les politiques publiques. Dans ce cadre institutionnel, l'ouverture des discussions budgétaires pour l'année 2027 à l'Assemblée nationale s'est déroulée dans un contexte de grande fragilité politique pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui se retrouve sans majorité claire.
Mardi 13 octobre, les débats sur le projet de loi de finances et ses 3 863 amendements ont officiellement débuté. Dès le premier jour, le Premier ministre a fait face à une motion de rejet préalable déposée par le Parti socialiste. Sébastien Lecornu a estimé que l'adoption de cette mesure aurait été "le plus" grand danger pour l'avancée du texte, tandis que le groupe socialiste l'a maintenue en raison de désaccords profonds et de l'absence de concessions fiscales de la part de Matignon.
Si la motion de rejet avait été adoptée par l'Assemblée nationale, le projet de loi serait parti directement au Sénat sans passer par la case des débats sur la partie "recettes" à l'Assemblée. Finalement, la motion n'a pas été adoptée, notamment grâce au choix du Rassemblement national de faire barrage au texte des socialistes pour aller "au débat", en s'alliant de fait avec le bloc central et Les Républicains qui ont également voté contre.
Ce soutien inattendu du RN a permis au gouvernement de repousser la sanction immédiate et d'entamer l'examen des milliers d'amendements prévus. Faute de majorité absolue, le Premier ministre reste toutefois sur un fil pour la suite de l'examen de ce budget 2027, le texte devant encore traverser de nombreuses étapes parlementaires tendues.
Les discussions autour de la dette et des finances publiques s'annoncent particulièrement vifs dans les prochains jours à l'Hémicycle. Le gouvernement doit naviguer à vue entre les oppositions pour éviter de nouvelles crises politiques majeures susceptibles d'aboutir à la chute de l'exécutif.





