Politique & Société

Carte scolaire : pourquoi les maires ruraux de Loire-Atlantique rejettent le plan de l'État

Rédaction Zapmoouest-france.fril y a 1 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Saliousoft · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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L'enseignement primaire constitue le socle de l'instruction obligatoire en France. Entre 6 et 11 ans, les enfants y acquièrent les bases fondamentales comme la lecture, l'écriture et les mathématiques. C'est dans ce cadre que le ministère de l'Éducation nationale déploie actuellement une expérimentation inédite pour redessiner la carte scolaire, alors que le nombre d'élèves est en baisse constante.

Dix-sept académies et dix-huit départements, dont la Loire-Atlantique, l'Aisne ou encore le Cantal, participent à ce test. Le ministre de l'Éducation, Edouard Geffray, a annoncé dès le mois d'avril 2026 vouloir rompre avec les décisions « couperets » qui surprennent souvent les élus locaux. L'objectif affiché est de changer de méthode pour mieux anticiper les ouvertures et fermetures de classes.

Cependant, sur le terrain, l'accueil est glacial. Les maires ruraux de Loire-Atlantique se disent méfiants et affirment vouloir « avoir leur mot à dire » sur le devenir de leurs établissements. Ils ont formulé huit propositions concrètes pour peser davantage dans les discussions avec l'administration, refusant de subir des choix imposés sans concertation réelle.

En Saône-et-Loire, un autre département test, l'ambiance est qualifiée de « tendue ». Les élus locaux y expriment leur inquiétude face à une stratégie qui privilégie des regroupements de classes plus importants qu'auparavant. Ils craignent que cette nouvelle gestion ne fragilise encore davantage les zones rurales déjà isolées.

La nouvelle méthode du ministère doit désormais faire ses preuves. Pour les maires, l'enjeu est de préserver un service public de proximité tout en s'adaptant à la réalité démographique. Le bras de fer entre les communes et l'État semble loin d'être terminé, alors que les élus réclament que l'intérêt des élèves reste la priorité absolue des réformes.

Source originale : ouest-france.fr↗