Politique & Société

Christine Lagarde poussée vers la présidentielle 2027 par certains ténors

Rédaction ZapmoLe Journal du Dimancheil y a 4 h2 min
Vidéo Zapmo · photo European Parliament from EU · CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)

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Alors que l'élection présidentielle de 2027 se profile, la question de la succession commence à agiter les cercles politiques en France. Christine Lagarde, ancienne ministre de l'Économie et actuelle présidente de la Banque centrale européenne, fait l'objet d'attentes insistantes de la part de plusieurs personnalités de la droite et du centre. Face aux difficultés rencontrées par leurs candidats traditionnels, ces soutiens voient en elle une figure capable de fédérer et de porter les couleurs d'un bloc central en panne de dynamisme.

Née en 1956 à Paris, Christine Lagarde possède un parcours atypique et de haute volée. Avocate d'affaires reconnue, elle a exercé d'importantes responsabilités ministérielles en France sous la présidence de Nicolas Sarkozy, pilotant notamment le portefeuille de l'Économie entre 2007 et 2011, avant de prendre la tête du Fonds monétaire international, puis de présider la Banque centrale européenne à partir de 2019.

Malgré les appels du pied répétés de certains responsables politiques nationaux, la patronne de la BCE ne cache pas sa réticence à descendre dans l'arène électorale. Tenue à un devoir de réserve strict en raison de ses fonctions européennes actuelles, elle n'a pour l'instant manifesté aucune intention de se porter candidate pour briguer la magistrature suprême en 2027.

Cette tentation récurrente illustre les tourments d'une majorité relative et d'un centre politique cherchant désespérément une incarnation forte pour l'après-Macron. Les spéculations risquent de persister à mesure que l'échéance électorale approchera, même si l'intéressée garde le silence sur ces ambitions prêtées par des observateurs et des caciques de la vie politique française.

Les prochains mois diront si ce scénario relève du simple mirage stratégique ou si la pression exercée par ces réseaux parviendra à bousculer les certitudes de la haute fonctionnaire internationale. En attendant, l'ancienne ministre poursuit sa mission à Francfort, loin des tumultes de la campagne hexagonale qui commence à s'installer.

Source originale : Le Journal du Dimanche↗