Politique & Société

Coup dur pour l'enseigne GiFi : le groupe placé en redressement judiciaire

Rédaction ZapmoLe Mondeil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Touam (Hervé Agnoux) · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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Explication · franceinfoYouTube ↗
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C'est un véritable séisme pour le secteur de la distribution à petits prix. Le groupe GiFi, connu pour ses magasins spécialisés dans l'équipement de la maison et de la famille, vient d'être officiellement placé en redressement judiciaire ce mardi. Une décision lourde de sens prononcée par le tribunal de commerce de Toulouse, alors que l'enseigne fondée à l'origine par Philippe Ginestet traversait de graves turbulences financières.

Cette procédure collective concerne directement un réseau d'une grande ampleur. En effet, ce sont pas moins de 6 000 emplois qui se retrouvent aujourd'hui menacés en France au sein des différents points de vente de l'enseigne, qui s'apparente au secteur du hard-discount non alimentaire. La situation financière critique du groupe a poussé la direction à formuler elle-même cette demande auprès de la justice.

Suite à cette audience, le tribunal de commerce a ordonné une période d'observation d'une durée de six mois. Ce délai doit permettre aux administrateurs judiciaires de faire un état des lieux précis des comptes, de sonder la viabilité de l'entreprise et de déterminer si cette dernière dispose des capacités nécessaires pour redresser la barre et préserver les postes.

Du côté des salariés et des représentants du personnel, l'inquiétude est évidemment palpable face à cette menace planant sur l'emploi. Le syndicat Force ouvrière est ainsi monté au créneau, exigeant de la part de la direction davantage de transparence et d'informations concrètes sur l'avenir de la structure, en particulier depuis le siège historique situé à Villeneuve-sur-Lot.

Les prochaines semaines s'annoncent donc décisives pour l'avenir de la marque et de ses salariés. Entre audits financiers, recherche de repreneurs éventuels et décisions du tribunal de commerce, l'avenir du géant du bazar à bas prix se joue désormais dans les couloirs de la justice commerciale.

Source originale : Le Monde↗