Politique & Société

Émeutes : le gouvernement veut supprimer les aides sociales des pilleurs condamnés

Rédaction ZapmoCNEWSil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo ScareCriterion12 · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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Après les violences urbaines qui ont éclaté le 17 octobre 2026, l'exécutif durcit le ton. Le bilan est lourd : environ 3 000 commerces, allant des boutiques de quartier aux grandes enseignes, ont été la cible de pillages et de vandalisme à travers la France. Face à l'ampleur des dégâts, le gouvernement a décidé de s'attaquer directement au budget des personnes impliquées.

C’est depuis l’hôtel de Matignon, situé rue de Varenne à Paris, que la riposte s'organise. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a annoncé ce lundi 19 octobre la mise en place d'une mesure radicale visant à « frapper au porte-monnaie » les individus reconnus coupables de ces actes. L'idée centrale est de lier les sanctions judiciaires à une restriction des prestations sociales perçues par les condamnés.

Concrètement, une circulaire doit être signée conjointement par Vincent Jeanbrun et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Ce document administratif permettra aux autorités de réduire ou de ponctionner les aides sociales des pilleurs. Le gouvernement souhaite ainsi envoyer un message de fermeté absolue après les événements du week-end dernier.

Le dispositif prévoit notamment de déduire des prestations sociales les revenus que les auteurs auraient pu tirer de la revente des objets dérobés lors des émeutes. Cette mesure technique vise à annuler tout profit financier lié au vol. Selon les membres du gouvernement, il s'agit d'une étape nécessaire avant l'éventuelle adoption d'une loi plus large dite « casseurs-payeurs ».

En parallèle de ces sanctions financières, la sécurité est renforcée sur le terrain. Des couvre-feux partiels et localisés ont été instaurés dans plusieurs communes françaises pour prévenir de nouveaux débordements. Les détails de ces restrictions de circulation doivent être précisés ce lundi après-midi après des échanges avec les maires des zones concernées.

Alors que l'État a également annoncé des mesures de soutien pour les commerçants sinistrés, cette offensive contre les aides sociales des condamnés marque un tournant dans la gestion des violences urbaines. Le gouvernement affiche sa volonté de responsabiliser financièrement les auteurs de dégradations pour soulager les finances publiques sollicitées par les réparations.

Source originale : CNEWS↗