Éric Ciotti réclame le rapatriement des cendres de Napoléon III depuis le Royaume-Uni

Le président de l'UDR Éric Ciotti, avec le député Maxime Michelet, a demandé le 14 septembre dans une tribune publiée par Le Figaro que l'État français engage les démarches nécessaires au rapatriement des cendres de Napoléon III, aujourd'hui conservées au Royaume-Uni. Les deux élus souhaitent y associer également les restes de l'impératrice Eugénie et de leur fils, le prince impérial Louis-Napoléon, pour constituer une « sépulture nationale » réunissant la famille impériale sur le sol français.
Napoléon III est mort en exil le 9 janvier 1873 à Chislehurst, dans le sud-est de Londres, après sa défaite face à la Prusse et la chute du Second Empire en 1870. Sa dépouille a été transférée en 1888 à l'abbaye Saint-Michel de Farnborough, dans le Hampshire, où reposent également l'impératrice Eugénie, décédée en 1920, et le prince impérial, tué en Afrique du Sud en 1879.
Dans leur tribune, Ciotti et Michelet estiment que ce retour « pourrait ouvrir ce chemin de réconciliation de la France avec la grandeur de son passé ». L'initiative n'est pas totalement nouvelle : l'idée d'un rapatriement avait déjà été portée par le passé, sans succès, par des personnalités aussi diverses que Philippe Séguin, Christian Estrosi ou Marine Le Pen, qui en avait fait une promesse de campagne dès 2017.
Le sujet a également trouvé un écho outre-Manche : le dirigeant britannique de Reform UK, Nigel Farage, a fait savoir début septembre qu'il n'y voyait pas d'obstacle de son côté, déclarant à propos d'un éventuel retour des cendres : « S'ils le veulent, je pense qu'ils peuvent l'avoir. »
À ce stade, aucune démarche officielle n'a été engagée par le gouvernement français, et la proposition de Ciotti reste, pour l'heure, une initiative politique sans suite institutionnelle annoncée.