Gabriel Attal réclame une grande primaire pour 2027 et met la pression sur Édouard Philippe
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Ancien Premier ministre et figure majeure de la vie politique française depuis son passage à Matignon entre janvier et septembre 2024, Gabriel Attal a officialisé sa position en vue de l'élection présidentielle de 2027. Désormais secrétaire général du parti Renaissance et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, il est intervenu sur le plateau du 20H de TF1 pour lancer un appel marqué à l'organisation d'une grande consultation au sein du bloc central.
Le candidat désigné de Renaissance plaide pour la mise en place d'une « grande primaire des démocrates » d'ici la fin du mois de janvier. Selon lui, cette démarche collective représente l'unique moyen de rassembler les sensibilités modérées et d'empêcher un scénario de second tour qu'il qualifie de périlleux, opposant directement Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Distancé dans les premières estimations des sondages, le député cherche ainsi à rebattre les cartes à droite et au centre.
Cette proposition se heurte toutefois à une vive résistance de la part de ses alliés potentiels, au premier rang desquels figure Édouard Philippe. L'ancien chef du gouvernement, également engagé dans la course à l'Élysée, maintient son opposition farouche à ce type de scrutin interne, prolongeant un désaccord persistant entre les deux hommes qui dure depuis le mois de juin dernier.
Pour appuyer sa démarche, Gabriel Attal a haussé le ton en direction de ses partenaires récalcitrants. Il a ainsi averti que ceux qui choisiraient de rester à l'écart de cette dynamique unitaire porteraient la responsabilité politique d'une éventuelle division du camp réformateur et modéré face aux extrêmes.
Cette séquence met en lumière les tensions stratégiques qui traversent la majorité sortante et ses marges à l'approche de 2027. Alors que les tractations sur les investitures et les modes de désignation s'accélèrent, la capacité des différentes figures du centre et de la droite de gouvernement à trouver un terrain d'entente reste un enjeu crucial pour la suite de la campagne.





