Le député Philippe Brun exclu de la primaire socialiste après des accusations de violence

Le député socialiste de l'Eure Philippe Brun a tenu une conférence de presse le 16 septembre, au lendemain de son exclusion de la primaire PS-Place publique et de sa suspension par le bureau national du Parti socialiste. Cette décision fait suite à des accusations de violence portées par un ancien militant et collaborateur, qui a contacté le parti peu après que Brun ait réuni suffisamment de parrainages pour participer à la primaire.
Le député rejette fermement ces accusations, qu'il qualifie de « calomnieuses ». Il affirme n'avoir « aucune connaissance des faits » reprochés et souligne qu'« aucune plainte n'a été déposée » à sa connaissance au moment de son exclusion. Il annonce vouloir engager des poursuites judiciaires pour rétablir sa version des faits.
Brun accuse le parti d'avoir court-circuité la justice : « la justice semble avoir été remplacée par le Parti socialiste », a-t-il déclaré, dénonçant une manœuvre destinée selon lui à le « tuer politiquement » à quelques mois de l'échéance présidentielle.
Le député insiste sur les conséquences personnelles de l'affaire, estimant que ces accusations « nuisent à [sa] réputation et détruisent [sa] vie privée ». Il affirme ne pas connaître l'origine réelle du différend et suggère que le parti a instrumentalisé un conflit avec un ancien collaborateur pour l'écarter de la course.
Le calendrier des événements alimente les interrogations : l'ancien collaborateur a contacté le PS immédiatement après que Brun a validé sa qualification pour la primaire, une coïncidence qui nourrit les soupçons de calcul politique de la part de ses adversaires internes.
À la mi-septembre, Philippe Brun demeure exclu du processus de la primaire, tout en annonçant vouloir déposer plainte pour que la justice tranche sur le fond des accusations portées contre lui.