Les Houthis affirment avoir frappé l'aéroport de Riyad, la Turquie et le Pakistan envoient des troupes en Arabie saoudite
Le conflit au Yémen déborde sur l'Arabie saoudite. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, affirment avoir frappé le lundi 5 octobre l'aéroport international de Riyad, la capitale saoudienne, ainsi qu'une raffinerie du géant pétrolier Aramco et plusieurs sites dans le sud du royaume.
Selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree, ces attaques ont été menées avec des drones, des missiles balistiques et des missiles de croisière. Il cite la raffinerie Aramco de Rabigh ainsi que des sites militaires et des aéroports du sud du pays parmi les cibles. Le bilan et l'ampleur exacte des dégâts n'ont pas été établis de source indépendante.
De fortes explosions ont été entendues dans la soirée à Riyad par un journaliste de l'AFP et des habitants. L'un d'eux a raconté avoir vu ses fenêtres trembler.
Ces frappes surviennent au lendemain de l'annonce par le gouvernement yéménite, soutenu par la coalition menée par l'Arabie saoudite, d'une offensive majeure pour reprendre les territoires tenus par les Houthis. En septembre, les rebelles avaient pris le contrôle de toute la côte ouest du Yémen, sur la mer Rouge.
Signe de l'escalade, la Turquie et le Pakistan ont annoncé l'envoi de forces militaires en Arabie saoudite, activant pour la première fois leur pacte de défense mutuelle.
Cette extension du conflit fait craindre une déstabilisation régionale durable, avec des conséquences possibles sur les approvisionnements en pétrole et sur la navigation en mer Rouge.