Politique & Société

Limoges sous le choc après l'incendie de sa mairie en marge des manifestations

Rédaction ZapmoFrance Infoil y a 3 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Alacoolwiki · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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Limoges, préfecture de la Haute-Vienne et capitale historique du Limousin en Nouvelle-Aquitaine, se réveille profondément marquée. En marge des manifestations contre la vie chère et les conditions de vie, l'Hôtel de Ville a été la cible d'une attaque menée par des individus cagoulés. Ces derniers ont pénétré dans l'enceinte du bâtiment le soir du 17 octobre 2026, provoquant un violent incendie qui a ravagé le rez-de-chaussée et entraîné l'effondrement du beffroi.

Face à l'ampleur des dégâts, les sapeurs-pompiers de Haute-Vienne ont mené une intervention hors normes au cœur du brasier pour tenter de sauver l'édifice, partageant par la suite des images spectaculaires du bâtiment dévoré par les flammes. Dimanche matin, la façade tenait encore debout, mais l'intérieur de la mairie n'était plus qu'un souvenir fumant, laissant les habitants dans l'incompréhension et le désarroi.

L'émotion était palpable ce dimanche à l'appel du maire, Guillaume Guérin. Quelque 7 000 personnes se sont rassemblées place de la République avant de former un cortège pour se rendre devant l'Hôtel de Ville en ruines. Au milieu de ce rassemblement, l'ambiance oscillait entre colère et consternation, certains habitants résumant la situation avec amertume : « C'est une partie de Limoges qui s'en va ».

Alors que l'enquête progresse pour identifier les auteurs des faits et comprendre comment les casseurs ont pu agir, les réactions politiques se multiplient. Marqué par la violence des événements, le maire de Limoges s'est notamment déclaré prêt à démissionner « pour être entendu » par l'État, qu'il accuse de ne pas avoir mesuré la situation. Les habitants, eux, continuent de pleurer ce lieu central de leur ville.

Cette attaque historique contre une institution locale soulève de nombreuses questions sur la sécurité lors des mobilisations. Tandis que les services de secours et la municipalité tentent de s'organiser face à cette situation inédite, la ville de Limoges doit désormais envisager de longs mois de reconstruction pour effacer les traces de cette nuit de chaos.

Source originale : France Info↗