Politique & Société

Lycées en ébullition : le gouvernement sous pression pour réformer Parcoursup

Rédaction ZapmoLes Echosil y a 1 h2 min
Vidéo Zapmo · photo FreCha · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Lancée en 2018 pour centraliser les vœux d'accès à l'enseignement supérieur, la plateforme Parcoursup est devenue l'épicentre d'une vive contestation dans les lycées français. Alors que le dispositif a géré près d'un million de dossiers et plus de 21 000 cursus, de nombreux établissements scolaires font actuellement face à des blocages répétés menés par des élèves réclamant une refonte globale du système.

Au centre des revendications figure le fonctionnement même de l'affectation post-bac. Les organisations de jeunesse dénoncent des mécanismes de sélection générateurs d'anxiété et pointent du doigt le manque de clarté des algorithmes locaux appliqués par les formations supérieures, régulièrement jugés opaques par les candidats.

La colère dépasse toutefois la seule plateforme numérique. Les manifestants déplorent les effets de la réforme du baccalauréat, en particulier le poids pris par le contrôle continu et le système de spécialités. Les protestataires réclament également des moyens matériels et humains supplémentaires, évoquant des bâtiments dégradés, le non-remplacement d'enseignants et des services d'orientation sous-dotés, dans le sillage d'une pétition ayant réuni près de 65 000 paraphes.

Face à l'ampleur de la fronde, l'exécutif a ouvert des discussions. Les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste ont ainsi reçu les représentants des associations lycéennes afin d'aborder les pistes d'évolution du système. De son côté, le Premier ministre s'est engagé à intervenir sur l'ensemble des défaillances rectifiables au sein du processus d'orientation.

La mobilisation s'est accompagnée de tensions sur le terrain, Le Figaro faisant état de 984 interpellations et de 715 blessés parmi les forces de l'ordre depuis le début des rassemblements. Alors qu'un « acte IV » du mouvement est d'ores et déjà programmé, le débat sur l'avenir de la plateforme et l'accès aux études supérieures s'impose pleinement dans l'agenda politique.

Source originale : Les Echos↗