Politique & Société

Lycées et universités : la tension monte autour des blocages malgré les interdictions

Rédaction ZapmoSud Ouestil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Pierre-Selim · CC BY-SA 2.0 (Wikimedia Commons)

Les vidéos

Explication · BFMTVYouTube ↗
Explication · CLPRESS / Agence de presseYouTube ↗

La mobilisation de la jeunesse s'organise à travers le pays dans le cadre d'un mouvement social d'ampleur qui dure depuis plus d'un mois. Lycéens et étudiants dénoncent leurs conditions de scolarité et d'enseignement, pointant notamment le manque de personnels, les effectifs surchargés dans les classes, l'organisation des emplois du temps ainsi que la pression générée par la plateforme d'admission post-bac Parcoursup.

À l'approche d'une journée de grève nationale prévue pour le jeudi 5 novembre 2026, la question des blocages divise profondément les rangs des mobilisés. Alors que certains appellent à durcir le mouvement avec des actions massives dans les facs et les lycées pour « ne rien lâcher » face aux réponses gouvernementales jugées insuffisantes, d'autres s'interrogent sur l'opportunité de maintenir ces barrages ou de privilégier un retour en cours, estimant que l'année académique ne doit pas être pénalisée.

La situation s'est particulièrement tendue sur le plan juridique et sécuritaire. À Paris, la préfecture de police a pris un arrêté pour interdire un parcours de rassemblement déclaré entre la place du Panthéon et le siège du Medef dans le 7e arrondissement. Des interdictions similaires ont également été prononcées à Rennes, illustrant la fermeté des autorités face aux actions non autorisées.

Malgré ces mesures restrictives, la détermination reste forte au sein de plusieurs cortèges locaux. À Quimper, environ 400 lycéens ont ainsi manifesté dans le calme devant trois établissements publics pour faire entendre leurs revendications. Certains participants affirment avec conviction : « On ne nous empêchera pas de manifester », tandis que d'autres redoutent des confrontations directes ou choisissent de regagner les salles de classe.

Cette contestation s'inscrit dans la lignée des mobilisations de la génération Z, réunissant dans l'Hexagone et en outre-mer des élèves, des enseignants et des étudiants solidaires. Les jours à venir s'annoncent particulièrement suivis, entre la poursuite des appels à bloquer les établissements et la crainte de nouvelles tensions avec les forces de l'ordre lors des manifestations prévues.

Source originale : Sud Ouest↗