Politique & Société

Mobilisation des jeunes : un grand rassemblement s'organise devant Panthéon-Assas

Rédaction ZapmoLibérationil y a 53 min2 min
Vidéo Zapmo · photo Dietmar Rabich · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

La contestation portée par la jeunesse continue de faire parler d'elle dans plusieurs établissements scolaires et universitaires à travers le pays. Alors que plusieurs centaines de milliers de personnes ont battu le pavé lors des récentes manifestations, la mobilisation s'amplifie avec des actions de blocage et des rassemblements ciblés dans plusieurs villes, touchant aussi bien des lycées que des campus d'enseignement supérieur.

À Paris, l'université Paris-Panthéon-Assas, un établissement d'enseignement supérieur de premier plan, fait l'objet d'un grand sit-in. D'autres sites de premier plan comme l'école Alsacienne, l'Institut Catholique de Paris et le campus de Sciences Po connaissent également des perturbations ou des blocages organisés par les étudiants qui se joignent activement à la contestation menée par les lycéens.

La colère étudiante et lycéenne ne se limite pas à la capitale et touche d'autres régions avec des situations contrastées. Si certains établissements ont renoué avec une situation presque normale après des annonces du gouvernement, d'autres continuent de vivre au rythme des blocus, à l'image de ce qui a pu être observé à Lille devant les lycées Faidherbe et Gaston-Berger.

Face à cette fronde persistante, le gouvernement tente de multiplier les gestes d'apaisement pour ramener le calme dans les rangs de la jeunesse. Du côté des contestataires, certains affichent déjà des ambitions tournées vers l'avenir, exprimant leur volonté de peser sur les échéances électorales à venir, à l'instar des slogans relevés devant Sciences Po affirmant la participation aux scrutins futurs.

Pour appuyer ce mouvement de contestation, plusieurs syndicats de l'Éducation nationale ont pris le relais en appelant à une journée de grève et de manifestations. La situation reste donc sous haute surveillance alors que les contestataires maintiennent la pression pour se faire entendre face aux autorités.

Source originale : Libération↗