Politique & Société

Mobilisation des lycéens : près de 8 000 gardes à vue et des milliers de poursuites annoncées

Rédaction ZapmoLe Figaroil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo acediscovery · CC BY 4.0 (Wikimedia Commons)

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Le ministère de la Justice, administration centrale française chargée de la gestion des moyens de la justice, de la conduite de la politique judiciaire et de la prise en charge des personnes confiées par l'autorité judiciaire, a communiqué un nouveau bilan ce mercredi concernant le mouvement lycéen. Depuis le début de la mobilisation, ce sont près de 8 000 personnes qui ont été placées en garde à vue à travers le pays.

Dans le détail, les chiffres officiels font état de 1 177 majeurs et de 6 773 mineurs ayant fait l'objet d'une mesure de garde à vue, ce qui représente une proportion de mineurs dépassant 80 % des interpellations. Face à l'ampleur de ces mesures de contrainte, plusieurs avocats et organisations ont exprimé des critiques, dénonçant un recours excessif ou injustifié, certains estimant que ces gardes à vue servaient à intimider les jeunes.

Sur l'ensemble de ces mesures, le bilan judiciaire transmis par le ministère indique que 2 735 procédures ont donné lieu à des poursuites. Par ailleurs, 2 225 dossiers ont fait l'objet d'alternatives aux poursuites, tandis que 1 263 affaires ont été classées sans suite. Vingt-six personnes ont quant à elles été placées en détention provisoire depuis le lancement du mouvement.

Cette situation intervient alors que le mouvement, marqué par des blocages d'établissements scolaires, se poursuit dans plusieurs régions françaises. Une centaine de lycées sont restés fermés ou bloqués selon les données communiquées par le gouvernement, au lendemain d'une nouvelle journée de contestation menée par les élèves.

La mobilisation continue de s'organiser avec les syndicats et organisations de jeunesse. Ces derniers doivent d'ailleurs être reçus ce jeudi à 17 h 30 par les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur afin d'échanger sur la situation et les revendications portées par les lycéens et étudiants.

Source originale : Le Figaro↗