Mobilisation générale dans un lycée agricole pour stopper l'expulsion d'un élève
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La situation de Vassiriki Doumbia, un élève de terminale, suscite une vive émotion au sein du lycée agricole de La-Lande-de-la-Rencontre à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine. Arrivé en France à l'âge de 16 ans en provenance de Côte d'Ivoire, ce jeune élève se trouve actuellement sous le coup d'une Obligation de quitter le territoire français, plus communément appelée OQTF. Face à cette mesure, la communauté éducative et les étudiants ont décidé de ne pas rester inactifs.
Depuis maintenant deux semaines, le mouvement s'organise et les cours sont perturbés dans l'établissement pour protester contre le refus opposé à sa demande de titre de séjour. Une mobilisation d'ampleur s'est déroulée devant la préfecture, réunissant pas moins de 70 enseignants et élèves venus soutenir publiquement le lycéen. L'affaire prend une tournure particulièrement absurde aux yeux des soutiens de Vassiriki, puisque celui-ci a brillamment obtenu son CAP avec une mention très bien et dispose d'ores et déjà d'une promesse d'embauche concrète en contrat à durée indéterminée.
Ce cas met en lumière les tensions actuelles autour des questions migratoires et de l'intégration des jeunes étrangers scolarisés, alors que la France traverse par ailleurs une période de contestation sociale d'envergure menée par les lycéens et les étudiants depuis la rentrée de septembre 2026. Ce mouvement national, né dans la région parisienne et marqué par des blocus et des manifestations pour dégrader les conditions d'études et le manque de personnel, trouve ici un écho tout particulier avec la défense d'un élève menacé d'expulsion malgré son parcours couronné de succès.
« C'est très fédérateur, c'est beau ce qui se passe », confient plusieurs participants au sujet de cette solidarité inattendue qui transcende les murs de la classe. Accompagné de ses professeurs, Vassiriki Doumbia a lui-même fait le déplacement jusqu'à la préfecture pour plaider sa cause et lancer un appel public : « Qu'on me donne une chance », a-t-il exprimé lors de cette mobilisation.
Alors que les tensions persistent entre les revendications de la jeunesse sur leurs conditions d'apprentissage et les décisions administratives, la mobilisation autour de Vassiriki illustre le fossé entre les parcours d'insertion réussis et les obligations de quitter le territoire. L'obtention de son CAP et sa promesse d'emploi ne suffisent pour l'instant pas à faire fléchir la décision administrative, laissant la communauté éducative dans l'attente d'une régularisation que d'autres lycées ont parfois obtenue de haute lutte, à l'image d'un récent cas similaire à Strasbourg.





