Mobilisation lycéenne et étudiante : les campus se barricadent avant une nouvelle journée d'action
La fronde sociale qui secoue le monde éducatif ne faiblit pas. Alors qu'un nouveau temps fort de mobilisation se profile, les contestations persistent dans l'enseignement supérieur à travers plusieurs agglomérations en France. Ce mouvement, qui a démarré timidement par des tentatives de blocage dès le 18 septembre 2026 avant de s'enraciner durablement à partir du 21 septembre depuis le lycée Saint-Exupéry de Créteil, gagne désormais massivement les universités et les grandes écoles.
Dans la capitale, la situation s'est nettement envenimée. Un sit-in pacifique mené par une centaine d'étudiants bloquant l'accès à Sciences Po Paris a rapidement évolué vers des tensions directes entre les manifestants et les forces de l'ordre, notamment les CRS. D'autres établissements prestigieux comme l'École normale supérieure voient également leurs élèves afficher leur soutien actif aux revendications portées par la jeunesse.
En région, la radicalisation des actions entraîne des fermetures administratives d'envergure. À Rennes, les autorités universitaires ont pris la décision de fermer complètement les campus de Villejean et de Beaulieu pour toute la semaine, anticipant de nouvelles actions d'envergure. Cette propagation nationale fait suite à des semaines de contestation marquées par des centaines d'établissements du secondaire partiellement ou totalement bouclés.
Les revendications à l'origine de cette mobilisation d'ampleur touchent aux conditions d'apprentissage et aux moyens alloués au secteur public. Les manifestants dénoncent de longue date des classes surchargées, un manque chronique de personnel enseignant ainsi que les difficultés liées au financement global des universités. Malgré les appels répétés au dialogue de la part du gouvernement, le fossé semble se creuser entre les contestataires et l'exécutif.
Alors que le ministre de l’Éducation nationale a recensé un bilan lourd depuis le début des hostilités, incluant des centaines de lycéens blessés et des milliers de gardes à vue, la mobilisation s'apprête à connaître un nouveau tournant. Les syndicats appellent l'ensemble des étudiants et des lycéens à descendre massivement dans la rue pour maintenir la pression sur le gouvernement.