Mobilisation lycéenne : le syndicat Les Lycéens ! accuse le gouvernement de gagner du temps
La contestation des lycéens et des étudiants, qui a démarré à la rentrée de septembre avec des tentatives de blocage et s'est structurée depuis le lycée Saint-Exupéry de Créteil avant de s'étendre à l'Île-de-France, en région et en Belgique, ne faiblit pas. Deux jours après une forte mobilisation pour réclamer de nouveaux moyens, une nouvelle journée d'actions et de manifestations est menée ce jeudi par les jeunes.
Près de 375 lycées étaient ainsi fermés ou perturbés dès le début de la matinée à travers le pays. Face à cette fronde sociale qualifiée de spontanée par les observateurs, le ministère de l'Éducation nationale tente de désamorcer la crise en promettant la mise en place d'un « plan d'urgence » ciblant spécifiquement le remplacement des professeurs absents.
Mais ces annonces ne suffisent pas à calmer la colère. L'organisation Les Lycéens ! monte au créneau pour exiger des actes concrets de la part de l'exécutif. Selon Louis Letoublon, vice-président du syndicat, « le gouvernement fait le jeu de la montre » face aux revendications portées par la jeunesse dans la rue.
Le syndicat met la pression sur le ministre de l'Education pour obtenir des modifications majeures. Il demande notamment au gouvernement de revoir entièrement le projet de budget 2027, alors que la contestation s'intensifie vigoureusement contre la suppression programmée de 1 588 postes de professeurs.
Alors que les blocages persistent aux portes de nombreux établissements et campus, les lycéens et étudiants appellent à maintenir la pression. Les actions syndicales et les rassemblements se poursuivent pour obtenir gain de cause sur les budgets de l'éducation et les conditions d'apprentissage.