Mobilisation lycéenne : les blocus se poursuivent malgré un ralentissement
Le mouvement social des lycéens et étudiants, qui a débuté le 18 septembre 2026 au lycée Saint-Exupéry de Créteil dans le Val-de-Marne avant de s'étendre à l'ensemble du territoire, continue d'agiter les établissements scolaires et les universités. Cette mobilisation, menée par des jeunes qui dénoncent leurs conditions d'enseignement et de scolarité, a pris diverses formes à travers le pays, allant de rassemblements et de manifestations à des blocages stricts.
Ce vendredi, la situation sur le terrain montre des réalités contrastées selon les sources administratives et les syndicats. D'après le gouvernement, le mouvement connaît « une nette décélération », avec seulement 4 % des établissements fermés, ce qui correspond à plus de 96 % des lycées ouverts selon les chiffres officiels. Cependant, d'autres bilans recensent plus de 400 lycées fermés, tandis que l'on dénombre 141 établissements portes closes selon d'autres sources de terrain.
Face aux tensions et aux perturbations dans les régions, le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a pris des mesures concrètes en promettant l'affectation de 3 000 professeurs remplaçants dans les lycées les plus touchés par le mouvement. Le ministre a également mené des discussions directes en recevant les syndicats étudiants pour tenter de désamorcer la crise qui secoue le système éducatif.
La mobilisation ne faiblit pas partout de la même manière, de nombreuses universités restant également bloquées par les étudiants en solidarité. En Île-de-France, la situation reste particulièrement tendue pour les jours à venir : Valérie Pécresse a ainsi annoncé que plus de 160 établissements de la région resteront fermés ce lundi, soit un tiers des lycées franciliens.
Alors que les manifestants continuent d'occuper les rues pour revendiquer leurs droits, la question sécuritaire reste prégnante. L'ONU s'est dite « inquiète » face aux violences constatées lors de certains affrontements, tandis que le dialogue social entre le gouvernement et les représentants lycéens et étudiants reste ouvert pour tenter de trouver une issue à ce mouvement persistant.