Politique & Société

Mouvement lycéen : quand la grogne des élèves rejoint celle des profs

Rédaction ZapmoVosges Matinil y a 1 min2 min
Vidéo Zapmo · photo Guallendra · CC0 (Wikimedia Commons)

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Depuis la rentrée de septembre 2026, la contestation s'intensifie dans les établissements scolaires français. Tout a commencé par des tentatives de blocage recensées dès le 18 septembre 2026, avant de se structurer autour du lycée Saint-Exupéry de Créteil à partir du 21 septembre. Le mouvement s'est ensuite propagé à toute l'Île-de-France, puis à plusieurs autres régions ainsi qu'en Belgique, donnant lieu à des rassemblements et des perturbations dans au moins 338 lycées selon le ministère de l'Éducation nationale.

Face à cette mobilisation d'ampleur, les syndicats de l'Éducation nationale pointent du doigt des difficultés communes partagées par les élèves et les personnels. Les revendications s'articulent autour du manque d'enseignants et de personnels, des conditions matérielles et de la rénovation du bâti, des effectifs des classes, des emplois du temps ainsi que de la pression exercée par la plateforme Parcoursup. Du côté des étudiants universitaires, la suppression des aides au logement a également incité une partie d'entre eux à grossir les rangs de la contestation.

La situation a poussé l'exécutif à réagir face à la persistance des tensions et des affrontements observés dans plusieurs villes comme Rennes, Lyon ou Lille. Le Premier ministre a ainsi ordonné la suspension des cours en fin de semaine, partout en France, afin de mettre en place en urgence un « temps de démocratie interne » dans les lycées.

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a de son côté reconnu que certaines des revendications portées par les jeunes manifestants étaient « légitimes », tout en condamnant fermement les violences constatées lors des rassemblements. Le ministère et les rectorats s'efforcent désormais de répondre aux urgences du terrain en travaillant sur le remplacement des professeurs absents et sur une plus grande implication des lycéens dans la vie de leur établissement.

Alors que les mobilisations se succèdent, la convergence affichée entre les syndicats enseignants et les lycéens illustre une crise profonde du système éducatif. Les mesures annoncées par le gouvernement devront rapidement faire leurs preuves pour apaiser un mouvement qui continue de paralyser une partie des établissements scolaires à travers le pays.

Source originale : Vosges Matin↗