Politique & Société

Nouvelles mesures musclées de Darmanin : les manifestants dans le collimateur

Rédaction ZapmoLe Parisienil y a 1 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Jacques Paquier · CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)

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Explication · CNEWSYouTube ↗
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Gérald Darmanin, né le 11 octobre 1982 à Valenciennes, occupe le devant de la scène politique avec de nouvelles annonces musclées. Dans le cadre de réponses judiciaires qu'il souhaite d'une extrême fermeté suite aux violences et pillages du 17 octobre, le ministre de la Justice a transmis une circulaire aux procureurs de la République. Cette instruction demande aux parquets un durcissement net des réquisitions.

Parmi les mesures exigées figurent l'information directe des employeurs concernant les personnes impliquées dans ces actes de vandalisme, ouvrant la voie à de possibles licenciements. Le ministre réclame également le prononcé de peines complémentaires ciblant spécifiquement les auteurs de troubles, telles que la privation des droits civiques et du droit de vote. Selon ses déclarations sur LCI depuis la prison de Fleury-Mérogis, le principe martelé est qu'on ne vote pas après avoir pillé.

Le dispositif envisagé ne s'arrête pas là puisque des restrictions d'accès aux réseaux sociaux, qualifiées de bannissement numérique, ainsi que des interdictions de manifester sont également requises par la chancellerie. Cette politique suscite déjà de vives réactions et des critiques sur le plan juridique, notamment de la part du Bâtonnier de Paris qui y voit une atteinte préoccupante à l'État de droit. Du côté des autorités judiciaires, l'exécutif fait état de 217 incarcérations recensées depuis le début des événements du 17 octobre.

Cette nouvelle salve de mesures marque un tournant dans la gestion des manifestations et des violences urbaines par le gouvernement. En ciblant à la fois le droit de vote, l'outil professionnel via les employeurs et l'usage des réseaux sociaux, la circulaire cherche à frapper les fauteurs de trouble sur tous les fronts. Reste à voir comment les tribunaux appliqueront ces requêtes d'une sévérité inédite et si les recours des professionnels du droit freineront cette stratégie gouvernementale.

Les débats autour de la constitutionnalité et de la proportionnalité de telles sanctions s'annoncent intenses dans les semaines à venir. Entre la volonté politique d'afficher une tolérance zéro face aux casseurs et la défense des libertés publiques fondamentales, la tension est palpable. Les parquets doivent désormais traduire sur le terrain cette ligne dure voulue par la place Vendôme.

Source originale : Le Parisien↗