Projet de loi de finances : le gouvernement cible la location meublée
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Le gouvernement s'apprête à modifier la donne pour les propriétaires de biens immobiliers. Dans le cadre de l'élaboration du projet de loi de finances, l'exécutif cherche à redresser les comptes publics avec un objectif de déficit ramené à 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % attendus en 2026. Pour y parvenir, Bercy cible directement le secteur de la location meublée et entend bien raboter la fiscalité avantageuse dont bénéficient les bailleurs.
Au cœur des discussions au Parlement, le régime du loueur en meublé non professionnel (LMNP) fait l'objet de nouvelles restrictions. Le dispositif actuel, qui permettait jusqu'ici d'optimiser la gestion des revenus locatifs, est particulièrement visé par les mesures budgétaires. Le projet prévoit notamment un plafonnement strict des amortissements déductibles, réduisant ainsi l'attractivité de ce statut pour les investisseurs.
Ce tour de vis fiscal s'accompagne d'une distinction notable selon la typologie des biens proposés à la location. Alors que le tour de vis se renforce nettement pour les meublés de tourisme de type Airbnb, d'autres segments du marché immobilier pourraient en partie échapper à la mesure. Les meublés loués sous bail d'habitation classique ainsi que ceux destinés aux étudiants ou aux jeunes en formation via le bail mobilité seraient ainsi préservés.
Ces arbitrages visent officiellement à favoriser la location de longue durée face à la crise du logement, tout en pénalisant les locations saisonnières jugées moins vertueuses pour l'accès au toit des ménages. Les députés, membres de la chambre basse du Parlement dont le rôle constitutionnel est de débattre et de voter les lois de finances, devront trancher sur ces dispositions.
Pour les propriétaires et les investisseurs particuliers, l'équation financière se complique donc sérieusement pour les années à venir. Les débats parlementaires à venir autour de ce budget s'annoncent tendus, partagés entre la nécessité impérative de combler le déficit de l'État et la défense des intérêts des acteurs de l'immobilier locatif.





