Rentrée sous tension : des blocus appelés dès ce lundi avant la grève nationale du 5 novembre
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La fin des vacances de la Toussaint s'annonce particulièrement agitée dans les établissements scolaires. Alors que les cours reprennent ce lundi 2 novembre, le syndicat Les Lycéens ! a officiellement invité les élèves à engager des actions de blocage dès le premier jour de classe. Cette consigne s'inscrit en réponse directe aux déclarations de l'exécutif, que la structure qualifie de simple poudre aux yeux face à l'ampleur des difficultés ressenties par la communauté scolaire.
Pierre Sourzat, représentant de l'organisation Les Lycéens !, a confirmé ce mot d'ordre dominical en jugeant très insuffisantes les mesures présentées par le gouvernement. Plusieurs collectifs de jeunes et coordinations lycéennes et étudiantes entendent ainsi maintenir la pression avec des perturbations programmées dès lundi, suivies de cortèges mardi, avant d'opérer une jonction avec la grève intersyndicale arrêtée pour le jeudi 5 novembre.
Ce bras de fer prend racine dans un mécontentement plus large qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. Samedi 31 octobre, une nouvelle journée nationale de mobilisation contre la vie chère a réuni des centaines de milliers de personnes à travers la France pour son troisième volet. Même si les cortèges ont défilé calmement dans la plupart des secteurs, des affrontements ponctuels ont éclaté en marge de certains défilés, alors qu'un acte IV se profile déjà.
Pour la jeunesse, cette contestation sociale se greffe sur les revendications propres au monde éducatif. Au sein des établissements, les élèves et les personnels pointent régulièrement le manque aigu de professeurs, l'absence de personnels administratifs et d'accompagnement, ainsi que la dégradation matérielle des locaux. Les salles de classe surchargées, l'organisation des emplois du temps et l'angoisse structurelle entretenue par le dispositif d'orientation Parcoursup alimentent la défiance.
Face à un calendrier syndical qui promet des actions tout au long de la semaine, les autorités scolaires et les rectorats scrutent attentivement le niveau d'adhésion aux portes des lycées. L'enjeu de ces prochains jours consistera à mesurer si ces appels sporadiques parviendront à paralyser durablement le fonctionnement des cours et à faire plier l'exécutif lors de la grande journée de mobilisation du 5 novembre.





