Salaires : la CFDT réclame 100 euros net face au projet gouvernemental d'avancer la hausse du Smic
Les vidéos
Face à la grogne sociale liée à la perte de pouvoir d'achat et à l'inflation, l'exécutif étudie un calendrier anticipé pour la revalorisation légale du salaire minimum, initialement programmée pour le 1er janvier. L'hypothèse sur la table consisterait à devancer cette échéance, qui représenterait un gain d'environ 15 euros mensuels pour les bénéficiaires.
Cette option ne convainc absolument pas les représentants des salariés. Invitée sur l'antenne de TF1, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a publiquement rejeté ce scénario qu'elle juge dérisoire. Pour répondre concrètement aux difficultés financières des travailleurs, la dirigeante syndicale a affirmé réclamer « un vrai électrochoc ».
La centrale syndicale avance ainsi une tout autre revendication : une revalorisation nette de 100 euros par mois pour l'ensemble des salariés. Selon Marylise Léon, le montant envisagé par les autorités ne permettrait pas de compenser les effets cumulés de la hausse des prix ressentie au quotidien par les ménages.
Dans sa prise de parole, la responsable syndicale a également ciblé la méthode politique de l'exécutif, fustigeant ce qu'elle décrit comme les conséquences de dix années de verticalité du pouvoir. Elle pointe du doigt un manque d'écoute prolongé vis-à-vis des corps intermédiaires et des attentes du terrain.
Au-delà de la seule revalorisation légale du Smic, la représentante de la CFDT exige la mise au pas des branches professionnelles récalcitrantes. Elle demande expressément la régularisation des grilles salariales dans les secteurs où certains niveaux de rémunération minimale restent encore fixés en dessous du seuil légal du Smic.





