Politique & Société

Tensions budgétaires : Frank Vandenbroucke vise les sociétés de management et réclame de l'équité

Rédaction ZapmoL'Echoà l'instant2 min
Vidéo Zapmo · photo The Jacques Delors Institute · CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)

Alors que le gouvernement fédéral doit trouver 10 milliards d'euros pour remettre la Belgique sur les rails budgétaires, le conclave se tend autour des arbitrages financiers. Les négociations s'annoncent particulièrement complexes, la première note présentée par le Premier ministre faisant l'objet de vifs débats entre les partenaires de la coalition.

Invité lors de la leçon inaugurale de l'UGent, le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke (Vooruit) a profité de la tribune pour défendre la solidarité comme moteur de prospérité. Il a notamment pointé du doigt les sociétés de management, qu'il accuse de représenter une fiscalité jugée inéquitable en plein cœur de la recherche de nouvelles recettes pour l'État.

Selon le ministre issu de Vooruit, ces structures pèseraient lourdement sur les finances publiques, avec un coût estimé entre 4,2 et 4,7 milliards d'euros. Dans cette chasse aux milliards qui anime le conclave budgétaire, ces montages sont ainsi devenus une cible de choix non seulement pour son parti, mais également pour des formations du centre.

L'avertissement de Vooruit adressé à Bart De Wever s'est également accompagné d'un engagement fort sur le plan social. Frank Vandenbroucke a ainsi déclaré qu'il ne pouvait pas travailler et vivre dans un gouvernement dont le message consisterait à piétiner les plus vulnérables de la société.

Alors que les cinq partenaires de la coalition se retrouvent pour analyser les différentes versions des notes budgétaires du Premier ministre, ces prises de position illustrent les divergences profondes sur la répartition de l'effort fiscal. La suite des négociations dira si un compromis est possible entre la rigueur budgétaire exigée et la préservation de la solidarité défendue par Vooruit.

Source originale : L'Echo↗