Politique & Société

Une première historique au Sénat pour le Rassemblement national

Rédaction ZapmoPublic Sénatil y a 48 min
Vidéo Zapmo · photo Moonik · CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Installé depuis 1799 au palais du Luxembourg, le Sénat français connaît un changement marquant dans son histoire institutionnelle. Construit au début du XVIIe siècle par Marie de Médicis, cet édifice situé dans le 6e arrondissement de Paris abrite désormais un groupe politique inédit dans les instances dirigeantes de la Haute Assemblée.

Agrandi et renouvelé après les élections sénatoriales, le Sénat a vu Gérard Larcher être réélu à la présidence pour un nouveau mandat. Mais le fait marquant de ce scrutin réside dans l'arrivée du Rassemblement national. Avec ses quinze sénateurs formant le groupe RN-UDR, le parti obtient pour la première fois une représentation au sein du Bureau de l'institution.

Dans le détail, cette entrée historique se traduit par l'obtention d'une vice-présidence tournante, partagée avec les groupes écologiste et des Indépendants, ces formations se trouvant à égalité avec quinze sénateurs chacune. Le sénateur du Pas-de-Calais Christopher Szczurek a été désigné pour représenter son groupe et occupera dans un premier temps la fonction de secrétaire du Bureau pour une durée de deux ans.

Cette accession à la vice-présidence, rendue possible grâce à la percée électorale du parti et à ses alliés de l'UDR, marque un tournant sous la Ve République. Elle reflète la nouvelle configuration de la chambre haute à la suite du scrutin.

Cette évolution inédite n'a toutefois pas manqué de faire réagir, suscitant notamment de vives critiques à gauche lors de la ratification de la composition du Bureau.

La suite de cette mandature permettra d'observer l'impact de cette présence nouvelle au sein des instances de direction du Sénat, alors que les équilibres politiques continuent d'évoluer au sein de la Haute Assemblée.

Source originale : Public Sénat↗