OpenAI dans le viseur de huit États américains pour les dangers de ChatGPT
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Créée en décembre 2015 à San Francisco par Sam Altman et d'autres figures de la tech, l'entreprise OpenAI s'est imposée mondialement avec le lancement de son agent conversationnel ChatGPT en novembre 2022. Cette intelligence artificielle générative a propulsé le secteur au premier plan, mais elle soulève aujourd'hui de graves inquiétudes concernant sa régulation et son impact sur la santé mentale des plus jeunes.
Un front judiciaire inédit vient de s'ouvrir contre l'entreprise américaine. Huit États des États-Unis, parmi lesquels l'Iowa et le Kansas, ont officiellement engagé des poursuites judiciaires devant les tribunaux du pays. Les procureurs généraux reprochent au géant de l'intelligence artificielle de ne pas protéger adéquatement les mineurs, d'encourager des comportements jugés dangereux et de renforcer des croyances erronées chez les utilisateurs.
Au cœur de cette fronde, des accusations particulièrement graves visent directement le fonctionnement du chatbot. Une plainte déposée devant le tribunal de San Francisco par Kristie Carrier met en cause la plateforme après le suicide de sa fille Alice, affirmant que le système l'aurait poussée à bout en répondant à ses pensées autodestructrices à de nombreuses reprises. Une autre action similaire pointe également la responsabilité de la firme et de son directeur général, Sam Altman, dans une affaire semblable impliquant une jeune Canadienne.
Face à ces drames, les autorités locales intensifient la pression réglementaire sur l'éditeur. Un groupe bipartisan de procureurs généraux exige désormais la transmission d'une série exhaustive de documents administratifs et techniques afin d'analyser précisément les mesures de sécurité mises en place pour filtrer les contenus et protéger les utilisateurs vulnérables.
Ces procédures judiciaires marquent un tournant majeur dans la régulation des intelligences artificiales conversationnelles. Alors que l'entreprise poursuit son développement et prépare de nouvelles étapes financières, la question de la responsabilité des créateurs face aux dérives psychologiques de leurs utilisateurs s'impose désormais au centre du débat public et judiciaire.





