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OpenAI se sépare de trois spécialistes de la sécurité en pleine tempête interne

Rédaction ZapmoLe Figaroil y a 3 min2 min
Vidéo Zapmo · photo FoxTPNL · CC BY 4.0 (Wikimedia Commons)

Fondée en décembre 2015 à San Francisco et rendue mondialement célèbre par le lancement de son agent conversationnel ChatGPT en novembre 2022, l'entreprise américaine OpenAI se retrouve aujourd'hui au cœur d'une nouvelle secousse organisationnelle. Connue pour développer des modèles d'intelligence artificielle générative de pointe au sein de sa série GPT, la firme californienne vient de prendre une décision radicale qui relance les débats sur la gouvernance du secteur.

L'entreprise a confirmé s'être séparée de trois membres de son équipe dédiée à la sûreté et à l'alignement des modèles. Parmi les profils concernés figurent Jasmine Wang et Tomek Korbak, selon les informations recoupées par plusieurs médias. Cette décision fait suite à une enquête interne menée par la société, qui accuse ces employés d'avoir violé des protocoles internes et de mal gérer des informations sensibles.

Concrètement, les investigations menées en interne reprochent à ces chercheurs un partage non autorisé de données confidentielles avec l'extérieur. Les faits ont conduit la direction à rompre leurs contrats, marquant un tournant brutal dans la gestion des équipes chargées de surveiller les risques liés aux technologies développées par l'organisation.

Au-delà de la simple sanction disciplinaire, ces départs mettent en lumière des tensions plus profondes au sein de l'entreprise. Certains observateurs rappellent que les chercheurs concernés avaient publiquement exprimé leurs inquiétudes face aux dangers de l'IA et plaidaient pour un ralentissement du rythme de développement de ces technologies.

Cette affaire renforce les interrogations sur la transparence et la place des lanceurs d'alerte au sein des géants technologiques. Alors que la course à l'intelligence artificielle générative continue d'accélérer à l'échelle mondiale, la gestion de la sécurité interne chez les pionniers du secteur reste plus que jamais sous haute surveillance.

Source originale : Le Figaro↗