Washington bannit DeepSeek des administrations fédérales
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Le département américain de la Sécurité intérieure a pris une décision radicale en ordonnant le retrait complet et immédiat des technologies de l'entreprise chinoise DeepSeek au sein de l'ensemble des agences civiles fédérales du pays. Cette mesure marque un nouveau tournant dans la rivalité technologique et géopolitique entre Washington et Pékin, en plaçant directement l'intelligence artificielle au cœur des préoccupations de sécurité nationale.
Fondée à Hangzhou et soutenue par le fonds spéculatif High-Flyer, la société DeepSeek s'est imposée ces derniers mois sur le marché mondial avec son agent conversationnel éponyme et ses modèles de langage avancés. Face à cette ascension fulgurante, le gouvernement américain durcit le ton. Les autorités reprochent à l'outil des risques majeurs en matière de confidentialité des données, évoquant même des craintes liées à une surveillance de masse ou à la présence potentielle de logiciels malveillants dans le système.
Concrètement, les services fédéraux disposent d'un délai strict de soixante jours pour faire valoir d'éventuelles demandes de dérogation, mais l'injonction reste ferme : les systèmes informatiques de l'État fédéral doivent faire place nette. Pour autant, ce bannissement décrété par Washington ne concerne pas le grand public, les utilisateurs particuliers restant libres d'utiliser l'application selon leurs souhaits.
Cette décision intervient alors même que la jeune entreprise chinoise poursuit son expansion agressive sur le marché mondial de la tech. Des informations récentes indiquent ainsi que DeepSeek s'apprêterait à boucler une impressionnante levée de fonds de l'ordre de 15 milliards de dollars, lui conférant les moyens financiers nécessaires pour intensifier son développement et rivaliser directement avec les géants américains comme ChatGPT.
L'affaire illustre à quel point l'intelligence artificielle est devenue un terrain d'affrontement stratégique majeur. Entre restrictions réglementaires massives aux États-Unis et levées de fonds colossales en Chine, l'écosystème mondial de la tech assiste à une accélération sans précédent des tensions autour de la souveraineté numérique et de la protection des données sensibles.





