Politique & Société

Gabriel Attal veut pouvoir couper les réseaux sociaux en cas d'émeutes

Rédaction ZapmoBFMTVil y a 3 h2 min
Vidéo : Justin Trudeau – Prime Minister of Canada · CC BY 3.0 (Wikimedia Commons)

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Suite aux violences urbaines et aux pillages survenus autour du 17 octobre, la question des plateformes numériques revient au cœur du débat. Gabriel Attal, ancien Premier ministre devenu député et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, réclame la possibilité de suspendre temporairement l'accès à certains réseaux sociaux dans les zones touchées. Selon lui, ces outils facilitent les rassemblements et démultiplient les images de débordements, servant de canaux pour organiser les actions contestataires.

La proposition cible particulièrement des applications populaires comme Snapchat et TikTok, souvent pointées du doigt pour leur rôle dans la diffusion rapide des appels aux attroupements. Cette mesure n'est pas totalement inédite sur le territoire français, puisqu'elle a déjà été testée par le passé, notamment en Nouvelle-Calédonie lors de précédentes crises. Toutefois, son application concrète se heurte à de nombreux obstacles d'ordre juridique et technique qui compliquent sa mise en œuvre effective.

De nombreux observateurs et responsables politiques soulignent la complexité, voire l'illégalité d'un tel dispositif au regard des libertés publiques et de la liberté d'expression. Marine Tondelier, candidate des écologistes à la présidentielle, a ainsi vivement critiqué cette idée, la qualifiant d'initiative dangereuse pour les droits fondamentaux. Les critiques rappellent également le paradoxe de cette position, la France ayant par le passé régulièrement critiqué des pays comme l'Iran pour des coupures similaires d'Internet.

Le débat relance la question de la régulation des plateformes en période de crise et de la responsabilité des géants de la tech face aux troubles à l'ordre public. Alors que la proposition est débattue sur la scène politique, la question de sa faisabilité juridique reste entière. Entre impératif de sécurité publique et protection des libertés numériques, le sujet divise profondément la classe politique française.

Source originale : BFMTV↗