Politique & Société

L'Europe veut sévir sur les réseaux sociaux pour les mineurs

Rédaction ZapmoEuronewsil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Ank Kumar · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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Protéger les plus jeunes en ligne devient une priorité absolue pour les instances européennes. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé un ensemble de propositions visant à encadrer drastiquement l'accès des mineurs aux plateformes numériques. Parmi les mesures phares évoquées, l'Union européenne envisage d'interdire purement et simplement l'accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 13 ans, sauf en cas de supervision parentale explicite.

Pour les adolescents un peu plus âgés, un système progressif et gradué est à l'étude. Concrètement, des "mini-comptes" dotés de fonctionnalités limitées pourraient être mis en place pour la tranche d'âge des 13 à 15 ans. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet baptisé "EU Kids Act", dont l'objectif affiché est de rendre internet plus sûr pour les enfants en imposant des services conçus pour être sûrs dès leur conception.

Ces annonces interviennent dans un contexte international où plusieurs pays cherchent à verrouiller l'accès des mineurs aux plateformes. L'Australie a ainsi ouvert la voie en décembre en interdisant totalement les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, bloquant l'accès à des géants comme TikTok. En Europe, d'autres nations durcissent également le ton, à l'instar de la Norvège qui étend l'interdiction à certains jeux en ligne et services de messagerie pour les moins de 16 ans.

Du côté des institutions européennes, ce projet de régulation marque une volonté claire de responsabiliser les géants de la tech. Le Parlement européen, qui représente environ 360 millions d'électeurs à travers les 27 États membres, aura d'ailleurs un rôle majeur à jouer pour examiner et façonner ces nouvelles règles législatives.

Les propositions détaillées par Bruxelles devront désormais suivre le parcours législatif habituel au sein de l'Union européenne. Si les contours précis de ces interdictions et des "mini-comptes" doivent encore être affinés, le message envoyé aux plateformes est limpide : l'ère de l'accès totalement libre pour les plus jeunes est sur le point de s'achever.

Source originale : Euronews↗