Grève générale en vue : les syndicats quittent Matignon furieux et lancent une journée d'action le 5 novembre
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C'est un sérieux coup de froid entre l'exécutif et le front social. Nommé Premier ministre le 9 septembre 2025, Sébastien Lecornu recevait ce mercredi les principales organisations syndicales à l'Hôtel Matignon. Une rencontre de cadrage censée renouer le dialogue, mais qui s'est soldée par un échec notable et un profond sentiment de frustration chez les représentants des travailleurs.
À l'issue de cette réunion jugée stérile, le verdict est tombé : les syndicats ont fait part de leur amertume face au manque d'écoute du gouvernement. Selon plusieurs organisations, le chef du gouvernement n'aurait pas pris en considération leurs propositions concrètes, notamment sur les salaires et la préservation du pouvoir d'achat dans un contexte économique particulièrement tendu.
La réponse ne s'est pas fait attendre. Les principales centrales syndicales ont officialisé un appel à un mouvement d'ampleur nationale fixé au 5 novembre prochain. La CGT est allée plus loin en dégainant un mot d'ordre explicite de grève générale, estimant que la contestation doit désormais s'inscrire dans la durée. « La grève doit prendre le relais », a ainsi déclaré la numéro un de la CGT, Sophie Binet, appelant à intensifier la mobilisation.
Cette séquence sociale sous haute tension intervient alors que le pays tente de panser ses plaies après de récents épisodes de violences et la mise en place de mesures d'urgence, à l'image de couvre-feux localisés. Les contestataires entendent donc capitaliser sur ce climat social agité pour faire plier l'exécutif sur les questions salariales.
De leur côté, d'autres mouvements citoyens s'organisent en parallèle. Les collectifs de Gilets jaunes ont également fait part de leur intention de battre le pavé, avec des déclarations de manifestation déposées à Paris dès le week-end, témoignant d'une convergence des mécontentements.
Reste à savoir si l'exécutif saura désamorcer cette fronde grandissante d'ici au début du mois de novembre. Entre grèves dans les transports, mobilisations dans la fonction publique et rassemblements de rue, le gouvernement fait face à un test politique et social majeur pour les semaines à venir.





