Politique & Société

La note financière de la France sauvée in extremis par Moody’s

Rédaction ZapmoLe Mondeil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Arthur Weidmann · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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L'agence de notation américaine Moody's a surpris les observateurs en décidant de maintenir la note souveraine de la France à Aa3. Cette annonce, intervenue un vendredi, déjoue les pronostics de nombreux économistes qui s'attendaient à une dégradation en raison de la nette détérioration des finances publiques et de l'instabilité politique persistante.

Créée en 1909, Moody's Corporation est l'un des géants mondiaux de l'analyse financière et de l'évaluation du risque de crédit pour les gouvernements et les entreprises. Elle pèse lourdement sur les marchés aux côtés de ses concurrents historiques comme Standard & Poor's et Fitch Ratings, influençant directement les conditions d'emprunt des États.

Malgré ce répit salué par le gouvernement, l'agence n'a pas totalement levé les doutes. Elle a assorti sa décision d'une perspective négative, maintenant une pression constante sur l'exécutif. La trajectoire budgétaire, et plus particulièrement l'horizon fixé à l'année 2027, est désormais érigée en juge de paix pour l'évaluation de la solidité financière du pays.

Du côté de l'exécutif, Sébastien Lecornu a salué cette décision qu'il qualifie de signal positif venant balayer les pronostics jugés trop pessimistes sur la gestion des comptes publics. Le ministre y voit un encouragement direct pour la mise en œuvre du projet de budget à venir.

Néanmoins, les analystes insistent sur le fait qu'il s'agit avant tout d'un sursis. Les incertitudes liées à l'adoption des lois de finances et le contexte politique agité rappellent que la situation budgétaire reste sous haute surveillance à l'international.

Les prochains mois s'annoncent donc décisifs pour convaincre les marchés de la viabilité des réformes engagées, notamment sur les retraites, un point sur lequel l'agence américaine maintient son attention.

La France conserve donc sa note pour l'instant, mais la marge de manœuvre politique et financière se réduit, plaçant le respect de la trajectoire de réduction des déficits au cœur des prochaines échéances parlementaires.

Source originale : Le Monde↗