Politique & Société

Marseille : bras de fer autour du bilan des pillages entre la mairie et la préfecture

Rédaction ZapmoLe Parisienil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Mathieu BROSSAIS · CC BY 4.0 (Wikimedia Commons)

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Les tensions restent vives dans la cité phocéenne après le week-end de manifestations contre la vie chère qui a secoué la ville. Alors que le centre-ville a été le théâtre de violences et de dégradations ciblant notamment des commerces, un chiffre officiel avancé par la préfecture de police a particulièrement fait réagir la municipalité.

Dans un bilan chiffré diffusé au lendemain des débordements, la préfecture a dénombré plus de 30 000 pilleurs au plus fort des émeutes, dont 8 000 émeutiers, face à seulement 800 membres des forces de l'ordre. Les autorités ont également communiqué sur les conséquences de cette journée critique, faisant état de 118 policiers blessés et de 99 interpellations suivies de gardes à vue.

Face à ces données, le maire de Marseille, Benoît Payan, est monté au créneau. L'édile, qui est à la tête de la ville depuis 2020, a ouvertement qualifié de « farfelu » le volume de 30 000 pilleurs estimé par les services de police. L'élu s'est montré particulièrement critique concernant le dispositif de sécurité, dénonçant un manque d'effectifs policiers déployés sur le terrain qui aurait, selon lui, facilité l'action des casseurs.

Les dégâts matériels constatés dans les rues marseillaises laissent derrière eux un climat lourd. Des enseignes ont été vandalisées ou dévalisées, à l'instar d'une boutique d'achat d'or, tandis que le commissariat central de la Canebière et l'hôtel de ville ont également été pris pour cibles par les fauteurs de troubles.

Alors que le ministre de l'Intérieur est attendu sur place pour faire le point sur la situation, la région s'organise pour soutenir le tissu économique local. Un fonds de solidarité destiné aux commerces touchés par les pillages a notamment été réactivé par François de Canson pour venir en aide aux professionnels sinistrés.

Source originale : Le Parisien↗