Marseille sous le choc : le maire Benoît Payan exige des comptes après les violences du 17 octobre
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La ville de Marseille panse ses blessures au lendemain d'une journée de mobilisation nationale marquée par des scènes de chaos inédites. Benoît Payan, maire Divers Gauche de la cité phocéenne en poste depuis 2020, a exprimé sa vive indignation face aux destructions et aux pillages qui ont touché les rues de sa commune. Plus tôt, une dizaine d'individus s'étaient introduits dans l'hôtel de ville tandis que le commissariat de la police municipale avait également été visé.
Selon les chiffres communiqués par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, la situation a échappé au contrôle avec la présence estimée de plus de 30 000 pilleurs, dont 8 000 émeutiers. Face à cette déferlante de violences survenue en marge de la contestation contre la vie chère, 118 policiers ont été blessés, parmi lesquels trois ont nécessité des soins lourds. Les habitants et les commerçants ont découvert des rues dévastées au petit matin.
Le maire de Marseille n'a pas caché sa colère ni son incompréhension face aux méthodes de maintien de l'ordre déployées, affirmant n'avoir jamais assisté à une telle situation auparavant. Il a vertement critiqué l'exécutif, estimant que l'État n'avait pas été en mesure de sécuriser convenablement la ville malgré ses alertes préalables sur les risques d'embrasement.
Dans cette optique de confrontation avec le pouvoir central, Benoît Payan a annoncé la venue prochaine du ministre de l'Intérieur sur place pour exiger des explications concrètes. Une démarche similaire a été menée de concert avec les maires de Paris et de Lyon, qui réclament eux aussi à être reçus au plus vite par le Premier ministre pour demander des comptes sur la gestion sécuritaire globale de ces manifestations.





