Violences en marge des manifestations : des Apple Stores pris pour cible à travers le pays
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Les manifestations qui se sont déroulées ce samedi 17 octobre à travers la France ont rapidement dégénéré dans plusieurs grandes agglomérations. Des cortèges pacifiques ont laissé place à des actions de casseurs, entraînant des dégradations d'envergure et des pillages de commerces en plein cœur de villes comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes ou encore Lille.
Parmi les cibles privilégiées de ces violences, plusieurs boutiques de la chaîne Apple Store, enseigne spécialisée dans la vente d'ordinateurs et de produits électroniques grand public, ont été saccagées et pillées. À Lille, l'établissement local a été visé en même temps que l'hôtel de ville. Du côté de Bordeaux, la situation a nécessité le déclenchement du RAID après l'intrusion de casseurs au sein de la résidence préfectorale et le pillage de magasins situés sur une artère commerçante majeure.
Face à l'ampleur des dégâts constatés dès le lendemain matin, le gouvernement est monté au créneau. Le Premier ministre a ainsi indiqué avoir donné des consignes fermes pour faire face à ce déferlement de violences urbaines et sécuriser les zones touchées par ces actes de vandalisme.
Au-delà des destructions matérielles, ces pillages posent la question du devenir des appareils électroniques dérobés. Les smartphones et équipements high-tech volés lors de ces événements font l'objet d'un blocage par leur numéro IMEI sous quatre jours ouvrés auprès des quatre principaux opérateurs du marché (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free), les rendant ainsi inutilisables sur les réseaux.
Les autorités rappellent également que l'acquisition ou la revente en connaissance de cause de ces équipements dérobés s'apparente à du recel. Un tel délit expose les acheteurs et revendeurs imprudents à des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison, alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier les auteurs de ces pillages.





