Des produits volés lors des pillages atterrissent sur Vinted et Leboncoin, le gouvernement réagit
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Vinted est un marché en ligne communautaire qui permet de vendre, d'acheter, et d'échanger des vêtements et accessoires d'occasion. Créée en 2008 à Vilnius en Lituanie par un couple originaire du pays, la plateforme se retrouve aujourd'hui au cœur d'une polémique suite à des événements récents.
Au lendemain des scènes de pillages et des dégradations qui ont secoué plusieurs centres-villes français, dont Marseille et Paris, en amont de la manifestation du 17 octobre, un flot suspect d'annonces a inondé les plateformes de seconde main. Des articles vestimentaires, du maquillage potentiellement issu de magasins Sephora pillés, ainsi que divers objets dérobés sont ainsi proposés à la vente en ligne.
Sur les réseaux sociaux, certains mis en cause n'hésitent pas à fanfaronner en affichant leur butin, certains profils utilisant même de faux prix pour attirer les acheteurs intéressés par du maquillage ou des produits de luxe. Face à cette situation, des représentants politiques de divers bords, de Gabriel Attal à Jordan Bardella, ont demandé aux plateformes de revente d'aider l'État à identifier les profils et à retrouver les voleurs.
Pour répondre à cette pression, les plateformes Vinted, Leboncoin et Cdiscount ont été réunies pour empêcher la revente de ces produits illégaux. Du côté de Vinted, la direction a assuré appliquer une politique de « tolérance zéro » face à ces dérives.
Pour rappel, la revente de produits volés constitue un recel, une infraction pénale qui est passible de cinq ans d'emprisonnement. Les autorités rappellent ainsi les risques encourus par les acheteurs et les vendeurs tentés par ces transactions.
Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs de ces annonces en ligne et faire le lien avec les pillages du week-end, tandis que la coopération entre l'exécutif et les sites de seconde main doit permettre de nettoyer les catalogues de ces offres illicites.





