Objets volés en ligne : le gouvernement tape du poing sur la table face aux plateformes
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Suite à un week-end marqué par des pillages dans plusieurs grandes villes en amont de la manifestation du 17 octobre, le marché de la revente en ligne se retrouve sous haute surveillance. Des dizaines d'annonces illicites ont rapidement inondé des sites bien connus du grand public comme Vinted, Amazon ou Leboncoin, proposant parfois des produits encore munis de leur antivol ou des sacs remplis de maquillage.
Face à cette situation, l'exécutif a réuni d'urgence ce lundi les principales plateformes de vente en ligne. La ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, exige le retrait sans délai de toutes les publications susceptibles de concerner des biens dérobés. Cette démarche fait écho aux interpellations de plusieurs figures politiques, de Gabriel Attal à Jordan Bardella, qui ont instamment appelé à une coopération accrue entre l'État et ces acteurs du web pour bloquer les profils suspects.
Les autorités rappellent que la mise en ligne de ces articles laisse des traces incontestables : identité vérifiée sur demande, adresses IP, virements bancaires vers un IBAN nominatif ou encore bordereaux d'envoi. Autant d'éléments précieux que les enquêteurs peuvent exploiter rapidement pour identifier les auteurs.
Sur le plan pénal, la législation française ne transige pas avec ce type d'infraction. Le recel de biens volés est sévèrement puni par la loi, encourant une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement ainsi que 375 000 euros d'amende pour les personnes reconnues coupables.
Alors que certaines plateformes ont déjà procédé à des suppressions d'annonces ciblées, la pression reste maximale pour nettoyer l'ensemble des catalogues en ligne. L'enquête se poursuit pour remonter la piste des pilleurs à travers leurs transactions numériques.





