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Les robots dopés à l'intelligence artificielle débarquent en usine, mais le Vieux Continent accuse un retard stratégique

Rédaction ZapmoTrends-Tendancesil y a 2 h2 min
Vidéo Zapmo · photo Nicholas-halodi · CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

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L'intelligence artificielle appliquée au monde physique, souvent appelée « physical AI », commence à transformer concrètement le paysage industriel. Alors que les automates humanoïdes ne relèvent plus de la simple démonstration technologique, les entreprises testent désormais activement ces machines directement sur leurs lignes de production. Des acteurs majeurs multiplient les initiatives, à l'instar de Tesla qui accélère le développement de son modèle Optimus ou de Figure AI qui déploie ses propres équipements.

Ce mouvement mondial s'accélère particulièrement en Asie et aux États-Unis, où la Chine change nettement d'échelle. Pour autant, la puissance de ces robots reste parfois difficile à maîtriser et les logiciels peinent encore à garantir une fiabilité totale face aux imprévus du terrain, malgré des performances brutes impressionnantes. Du côté des usages, les constructeurs automobiles testent déjà ces humanoïdes pour faire face aux défis opérationnels du secteur.

En Europe, la situation s'avère critique selon plusieurs industriels. David Reger, patron de Neura Robotics, qualifie cette technologie de dernière chance pour préserver l'industrie manufacturière européenne, face à une pénurie annoncée de sept millions de travailleurs d'ici 2030 sur le continent. L'Europe est globalement restée en retrait lors de la course à l'IA générative et virtuelle, largement dominée par les géants américains et chinois.

Pourtant, certains estiment que le Vieux Continent pourrait devenir un marché majeur pour ces technologies si la production locale s'organise avec le soutien de l'industrie. Des experts soulignent ainsi qu'une nouvelle frontière s'ouvre pour permettre à l'Europe de reprendre la main dans la course technologique globale.

A terme, les projections économiques évoquent l'émergence d'une valeur significative générée par des machines dont le coût horaire pourrait atteindre des seuils très bas d'ici 2050. Reste à savoir si l'appareil productif européen saura s'adapter à temps pour rivaliser avec la concurrence internationale et intégrer ces nouveaux collaborateurs mécaniques dans ses usines.

Source originale : Trends-Tendances↗